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L’histoire :

En fait, ce roman est constitué de deux histoires qui s’alternent à chaque changement de chapitre.

1991, Will Brady est dans le couloir de la mort, attendant l’exécution de sa sentence. Un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Will va lui raconter son histoire, depuis le début. Enfance malheureuse, premières pulsion et une obsession qui ne le lâchera qu’à son arrestation.

Début des années 30, à Moscou commence la traque des opposants au régime de Staline. Intellectuels, juifs, délinquants en tous genres, tous sont traqués. Timofey est professeur de physique. Alors qu’il doit se rendre à une convention et y rencontrer d’autres scientifiques, son passeport lui est dérobé. Arrêté par la police russe, il est déporté vers la Sibérie. Dans le train qui l’emmène il rencontrera un rabbi avec qui il échangera sur la science et sur la foi. Sa femme Natalia n’aura de cesse de le retrouver.

 

Mon avis :

Deux histoires totalement différentes, sans aucun lien apparent. Deux histoires que j’ai trouvées aussi passionnantes l’une que l’autre, chacune dans leur style.

Celle de Will, tout d’abord. Tueur en série, Will raconte en détail ses crimes. Certains passages sont très violents. Comment il choisit ses victimes, comment il les assassine. Ici on pourra retrouver la trame classique des docu-fictions sur n’importe quel tueur en série ou psychopathe. Sauf que Will n’est pas n’importe quel tueur en série. Cette partie est basée sur une histoire vraie. Cela l’a rendue encore plus passionnante.

L’histoire de Timofey, elle, est une mine d’informations sur cette période très sombre de la Russie. Les goulags, les trains de déportés qui partaient décharger des milliers de malheureux en Sibérie. Les brimades, les morts, la peur…

Là aussi, certains passages sont durs et touchants aussi.

L’auteur passe d’un style à l’autre avec brio, et dans le verbe, et dans le style, qui s’adaptent à chaque fois aux personnages et à l’époque : les années 30 pour Timofey et les années 60/70 pour Will.

On retrouvera un peu l’idée et la construction de Block 46 de Johana Gustawsson et ceux qui ont aimé ce superbe roman aimeront tout autant Rouge Eden.

Quant à ce qui relie les deux histoires, ne comptez pas sur moi pour vous le révéler.

 

4ème de couverture :

3 janvier 1991. Quartier de haute sécurité d'un pénitencier de Floride.
Condamné à la peine capitale, Will Birdy a passé quinze ans de sa vie en prison. Coupable de plus de cent crimes atroces contre des jeunes femmes, le tueur n'a plus qu'une peur : que l'enfer soit sa prochaine destination. Il lui reste une nuit en compagnie d'un prêtre pour exorciser les forces qui le dominent, expier, et comprendre qui il était vraiment. À l'aube, à moins d'une grâce de dernière minute, il sera exécuté sur la chaise électrique.
Des années plus tôt, à des milliers de kilomètres de là, un physicien soviétique est condamné par erreur, humilié, torturé et envoyé au goulag dans les pires conditions, sans savoir ce qu'il est advenu de sa famille. À bord du train qui l'entraîne dans les ténèbres de l'injustice et de l'oubli, cet expert en physique quantique, respecté par les plus grands scientifiques de son époque, s'ouvre à d'étranges secrets grâce à sa rencontre avec un vieux kabbaliste sur le point de rendre son dernier souffle.
Deux destins que rien ne semble lier, se croisent à contre courant dans les couloirs du temps... L'un, victime et l'autre, bourreau, ils finiront par entrevoir que l'enfer est sur terre et que chacun est son propre démon.

 

L’auteur :

Pierre J. B. Benichou a été critique et producteur de cinéma, éditeur de presse et romancier sous divers pseudonymes. Après deux années passées à Los Angeles puis quatre à New York, il vit à Tel-Aviv, où il se consacre désormais entièrement à l'écriture. Après La Tentation Barbare (Kero, 2014), Rouge Éden est son deuxième roman publié sous son vrai nom. 

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Belfond (2 février 2017)
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-2714474759

voici le trailer pour vous donner envie si je ne vous ai pas convaincu(e)s

 

et pour en lire un extrait :