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15 janvier 2017

Les Passeurs de JB Leblanc

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Autant vous annoncer la couleur tout de suite, ce roman est un coup de cœur. Le deuxième de l’année et nous sommes à peine le 15 janvier…

Jehanne, la cinquantaine, est une commerçante sans histoire, mariée. Elle est aussi un « passeur ». Elle a le don de voir les âmes, d’accompagner les défunts vers la frontière, c’est un peu la Mélinda de Ghost Wisperer version française. Même si ses « missions » agissent sur sa propre santé, elle est fière de pouvoir rendre service, de faire le bien.

Théo est un trentenaire séduisant, marié à Emma et père de Conrad. C’est aussi un « passeur » sauf que lui a choisi de se servir du don pour son seul bénéfice. Car, outre le fait que ce soit un arriviste, Théo est aussi un psychopathe. Il se sert de son pouvoir pour agir sur la conscience d’autres personnes et les pousse au crime et au suicide.

Quand tous les passeurs sont rassemblés une nuit, ON leur annonce qu’un assassin est parmi eux. Chacun ne connait le nom que d’un seul autre passeur. Ca sera à eux de trouver lequel parmi eux est un assassin.

C’est sans compter sur Théo qui n’aura de cesse que de les éliminer, un par un.

Mon avis :

Ce roman est purement magique. Passionnant, angoissant, il m’a transportée dès les premiers chapitres.

Les personnages sont tellement bien amenés qu’on a l’impression de les connaître.

Je me suis rarement autant imprégnée d’une histoire fantastique. Ce roman est écrit avec un tel talent que tout semble bel et bien réel. Et c’est bien ça qui fait la magie de ce roman, son écriture. Son thème, lui, n’est pas souvent abordé sous cette approche et j’attendais ça depuis longtemps.

L’opposition du bien contre le mal n’est certes pas une nouveauté, mais là, se pose la question de l’utilisation qu’on peut faire d’un don particulier, d’un talent ou d’une prédisposition quelconque. On peut l’utiliser pour faire le bien ou seulement à des fins égoïstes, malhonnêtes. Chaque médaille a deux faces.

Il faut cependant préciser que ce roman est surtout la première partie d’un diptyque donc la suite sera publiée en Avril, toujours aux Editions Aconitum et aura pour sous-titre « Les Bruits Blancs ».

Ce premier opus se termine assez brutalement et j’attends le second avec impatience.

D’après l’auteur lui-même :

Théo est fort... Très fort... Au dessus des hommes, au dessus des lois... Il va falloir se montrer très astucieux pour le coincer, ou pas....

Voici en avant première la couverture de cette seconde partie :

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En bref, un très très bon roman fantastique, un auteur talentueux à suivre de très près.

Et d’ailleurs, sortira en Avril également, aux Editions Sema, un roman à 4 mains avec un autre auteur bourré de talent, qui n’est autre que celui de l’Obscur, mon premier coup de cœur de l’année.

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Autant vous dire que je vous reparlerai cette année de JB Leblanc !

Extraits :

C’était bon d’être l’égal de Dieu, de décider qui avait droit de vie ou de mort dans ce bas monde.

Il leur parle pendant leur sommeil profond. Il atteint leur esprit, il y pond ses idées meurtrières. Lorsque la personne se réveille, il ne lui reste pas de souvenirs de cette intrusion, mais elle possède de nouvelles pulsions. Le meurtre fait son chemin dans sa conscience. Et elle tue au moment voulu par l’assassin.

 

L’auteur :

Auteur de « L'ère du diable » et du « Cauchemar de Cassandre », JB Leblanc vit dans le Nord et s’amuse, talentueusement et pour toucher au plus vrai, à confronter le monde de la preuve et du pragmatisme à celui de l’impalpable et des croyances.
Depuis avril 2015, il a intégré le jury du prix Masterton.

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : ACONITUM (14 novembre 2016)
  • Collection : THRILLER
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1096017089

 

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09 janvier 2017

Bienvenue à Cotton's Warwick de Michaël Mention

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Bienvenue à Cotton’s Warwick…

Australie, Outback, Cotton’s Warwick est une mini ville habitée par 17 personnes, dont une seule femme. Toutes les autres femmes se sont suicidées. Ne restent que des hommes, retournés à l’état sauvage qui vivent de la chasse et du trafic de cocaïne.

Bientôt, les morts s’enchainent, toutes plus incompréhensibles les unes que les autres. Les habitants se retrouvent piégés.

Mon avis :

Michael Mention signe là un roman noir foncé, brutal, violent, cru, parfois même vulgaire, et angoissant.

Pour cela il a réuni quelques ingrédients qui feront mouche chez certains cinéphiles. Distillant habilement MadMax, les Oiseaux d’Hitchcock (1963), le film Razorback De Russell Mulcahy (1984) et Delivrance de James Dickey (si vous avez vu le film sorti en 1972, vous aurez presque l’impression d’entendre le simplet avec son banjo), l’ambiance est glauque, étouffante, oppressante.

Le début a été un peu difficile pour moi, le temps de rentrer dans l’histoire, m’imbiber du style et des personnages. Puis c’est la montée en puissance. Une écriture très rythmée, presque aussi violente que l’histoire qu’elle raconte.

Des hommes, tels des chiens, retournés à l’état sauvage, seulement guidés par leurs instincts, habités par tous les défauts que l’on pourrait imaginer. Et au milieu, une femme. Forte, rêvant de liberté et d’un ailleurs, peinant à survivre.

Un roman brut dans sa forme mais magnifique dans le fond. Une écriture assurément idéalement adaptée pour raconter cette histoire.

Michael Mention signe là un roman qui n’a rien à envier au cadors des romans noirs américains.

4ème de couverture :

Australie, Territoire du Nord. Dans l'Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l'autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n'oublierez jamais Cotton's Warwick.

Extrait :

Tous l’observent, surpris par son intervention. Deux morts, une tempête que personne n’a entendue, un razorback que personne n’a vu, une messe retardée et une nana qui la ramène – ça commence à faire beaucoup pour eux.

L’auteur :

Michaël Mention est romancier et scénariste. Passionné de rock et de cinéma, il est une voix montante du polar, avec notamment Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival international du film policier de Beaune 2013), ...Et justice pour tous (prix Transfuge du meilleur espoir polar 2015), Jeudi noir et Le carnaval des hyènes.

  • Broché: 251 pages
  • Editeur : Ombres noires (7 décembre 2016)
  • ISBN-13: 978-2081377158

 

 

Posté par laulo31700 à 17:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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07 janvier 2017

Le syndrome de Noah de Michael Fenris

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Je l’attendais ce roman… après ma lecture du premier roman de Michael Fenris, Feuilles, qui ne m’avait pas convaincue.

Je connais assez bien l’auteur et son talent puisqu’il le partage avec quelques autres auteurs dans un groupe créatif sur Facebook (Les Défis délires littéraires).

Encore une fois, Michael m’a fait très peur. Le syndrome de Noah débute comme « Je suis une légende » de Richard Matheson (adapté au cinéma avec Will Smith dans le rôle principal). Je me suis dit « ah non ! pas un remake ». L’auteur revendique clairement son inspiration dans un passage, au travers de son héros Noah, qui s’identifie au personnage principal de « Je suis une légende ».

Et puis, le roman s’envole dans une direction complètement différente.

Entre thriller et fantastique, avec une touche de spiritualité saupoudrée d’écologie, l’auteur a réussi un très bon roman, rythmé. Un roman parfois ultra pessimiste, parfois plein d’espoir, avec une morale à la fin à laquelle nous devrions peut-être réfléchir nous aussi.

L’histoire est belle et bien articulée. Les personnages sont idéalement trouvés.

La magie du fantastique fonctionne parfaitement.

Un roman qui plaira aux fans de thrillers tout comme aux addicts du fantastique.

 

Le résumé :

Noah vit avec sa fiancée à New York. Alors qu’il se rend à la cave de son immeuble, il entend un curieux sifflement et voit une étrange lueur rouge. Il perd connaissance. A son réveil, il est seul. Il n’y a plus âme qui vive dans la ville, seuls restent des tas de vêtements, partout.

Au bout de quelques jours, il se rend compte que les animaux ont survécu. Il se met à la recherche d’autres survivants et finit par trouver Nahama, une jeune femme.

Tous deux vont devoir survivre et partir à la recherche d’autres survivants, ailleurs.

 

Impossible d’en dire plus sans spoiler ce roman…

 

L’auteur :

Michael Fenris est médecin généraliste. Il vit en région parisienne, et écrit la nuit. 
Le syndrome de Noah est son 2e roman après Feuilles (Editions Prisma).

 

Broché: 408 pages

Editeur : Editions Prisma (10 novembre 2016)

ISBN-13: 978-2810418084

 

 

 

 

Posté par laulo31700 à 18:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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