EVADEZ-MOI

22 mars 2017

Interview d'auteur : Sire Cédric

Il y a quelques jours, j'ai rencontré Sire Cédric lors d'une rencontre à la Librairie de la Renaissance en partenariat avec Toulouse Polars du Sud.

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Sire Cédric m'avait proposé une interview, je vous la livre à présent avec plaisir:

 

1- Dans Du Feu de l’Enfer, tu mets en scène une femme forte, courageuse et altruiste. Tout comme dans la série avec Eva, ce personnage féminin porte de bout en bout le roman. Pourquoi ces personnages féminins ? Et penses-tu que c’est ce qui fait que tu as tant de fans féminines ?

 

Je ne sais pas ce que les gens préfèrent dans mes livres, ni ce qui les attire, je manque toujours de recul à ce sujet. J’ai des lecteurs de tous âges, je pense que chacun y trouve quelque chose de différent. Comme tu le soulignes, il y a une majorité de femmes parmi eux, mais n’est-ce pas parce que les femmes lisent beaucoup plus que les hommes ? Quoi qu’il en soit, j’aime les personnages féminins, c’est une évidence. Dans mon dernier roman, c’est la jeune Manon qui découvre peu à peu des forces insoupçonnées en elle. C’est aussi une âme pure, qui va frôler la tentation des ténèbres, et devoir faire des choix terribles. Dès le début, son parcours humain a été la raison d’être de cette histoire. J’aime par-dessus tout mettre en scène des femmes qui ont tout à prouver. Alors que personne ne leur fait confiance, elles doivent montrer qui elles sont vraiment, se dépasser et finalement être les seules à pouvoir triompher des pires dangers. On retrouve souvent ce profil de personnage dans mes histoires, c’est plus fort que moi.

 

2- Avec ce roman, tu t’éloignes du fantastique avec un thriller pur (et dur) mais flirtes avec le genre horrifique. N’as-tu pas peur que ceux qui te suivent depuis le début soient un peu décontenancés, voire déçus ?

 

Je n’ai pas l’impression d’avoir changé de registre, simplement de suivre une route personnelle et logique. On parlait à l’instant de mes héroïnes, elles sont toutes l’incarnation de ces « dernières survivantes », aussi appelées les « filles finales » des films d’horreur ! Ce qui me plaît, c’est de jouer avec les frissons, l’aventure, les scènes de peur, le dépaysement… J’écris avant tout pour divertir les lecteurs. J’espère que chaque histoire que je leur donne saura les toucher et les absorber. C’est aussi la raison pour laquelle je ne leur propose jamais deux fois la même histoire, je n’ai pas envie de me répéter, ou pire, de lasser. De plus, l’écriture n’est pas une science exacte. Certaines idées viennent, certains personnages se développent, et je suis mes envies. J’écris le livre que j’aimerais lire, à chaque fois, de la manière la plus honnête. Si je prends du plaisir, je me dis que le lecteur en prendra lui aussi.

 

3- La fin du Feu de l’Enfer laisse une porte grande ouverte vers une suite... Y songes-tu ?

 

L’histoire est telle que je voulais la raconter, pour moi elle est achevée. Les personnages vont continuer à exister après ces événements, bien sûr. J’offre un aperçu de ce qu’ils vont faire. Comme dans chacun de mes livres, il y a des choses dites et d’autres que l’on peut comprendre de manière implicite, c’est à chaque lecteur de se faire son idée. Mais le propos, ce que je voulais dire avec ce livre, a trouvé sa conclusion.

 

4- Ce roman est bourré de clins d’œil à tes amis, notamment Bruno Lamarque de la Librairie la renaissance et membre de l’association Toulouse Polars du Sud. Étaient-ils tous consentants ? (joke)

 

Bien sûr. Comme dans chacun de mes livres, il y a des tonnes de choses sous la surface, d’amis qui se glissent entre les pages, ou d’autres choses plus ou moins personnelles. Écrire reste un acte ludique pour moi.

 

5- En parlant de TPS, tu as écrit le scénario du rallye enquête de l'édition 2016 du festival. Peux-tu nous parler de cette expérience ?

 

C’était une première pour moi, je n’avais jamais scénarisé de chasse au trésor. J’avais comme consigne de placer les étapes dans des lieux importants du patrimoine toulousain, en termes de réhabilitation industrielle notamment. Il fallait en outre que le parcours soit limité dans l’espace et donc le temps d’enquête. Un vrai casse-tête à mettre en œuvre, mais pour lequel j’ai pris beaucoup de plaisir. De plus, cela m’a permis de redécouvrir certains aspects de l’histoire de ma propre ville. J’en garde un excellent souvenir !

 

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et bien sûr, toute l'actu de Sire Cédric sur son site:

 

Sire Cedric - Site officiel (accueil)

Site officiel de Sire Cédric, auteur de thrillers (accueil)

http://www.sire-cedric.com

 

 

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18 mars 2017

Du Feu de L'Enfer de Sire Cédric

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Résumé :

Montpellier, Manon et Ariel sont frère et sœur.

Alors que Manon exerce un métier qui la passionne, Ariel vit de larcins : drogue, vols de voitures, trafics en tous genres.

Depuis l’enfance, Manon passe son temps à sortir son frère des pires situations. Elle accepte de l’aider une dernière fois quand il débarque chez elle un soir.

Coupable d’un vol de voiture, Ariel et Manon découvrent alors que les propriétaires comptent bien ne pas en rester là. Commence alors un jeu du chat et de la souris, sur un parcours jonché de cadavres.

Aidés de Raynal, un flic quelque peu border line, leur course éperdue va les conduire droit dans les plus sombres méandres d’une secte satanique.

 

Mon avis :

Il est très dur de résumer ce roman sans trop en révéler, ni même de donner un avis sans trahir les tiroirs de l’intrigue.

Sire Cédric sort ici de son domaine du fantastique et s’attaque au thriller pur et (très) dur. L’avantage, à mon avis, c’est que cela rend cette histoire encore plus horrifique. Nous sommes toujours, certes, dans la fiction, mais plus dans l’imaginaire. Certains aspects de ce roman sont inspirés de faits réels.

C’est cette absence de fantastique qui va vous faire frissonner, voire vous horrifier. L’auteur manie la plume sanglante de façon magistrale et sait maintenir une tension tout au long du roman.

Le personnage de Manon, forte et fragile à la fois, est particulièrement attachant. Elle est altruiste, courageuse. C’est une âme pure au service des autres, jusqu’à dans son métier. Manon est thanatopracteur, c'est-à-dire qu’elle redonne aux défunt un aspect de repos et tente de les faire paraitre comme ils sont restés et doivent rester dans l’esprit de leurs proches. Elle est dévouée à son frère malgré ses frasques depuis l’enfance. Manon porte cette histoire de bout en bout avec force.

Ariel, lui, est son opposé. Menteur, voleur, égoïste, lâche… Cette opposition est frappante mais elle fonctionne parfaitement.

Les personnages secondaires sont certes nombreux mais ont chacun une place très bien définie.

Jusqu’au pauvre voisin suicidé dès le deuxième chapitre mais qui restera un fil rouge tout au long du roman.

Pour les initiés, l’auteur a donné à ses personnages secondaires les noms de ses amis. Le « suicidé » n’est autre que Bruno Lamarque, libraire de la librairie de La Renaissance de Toulouse.

Quand à l’écriture, elle ne cesse d’évoluer chez Sire Cédric, faisant de lui un auteur reconnu du fantastique français.

En s’attaquant au thriller, il prend un risque, mais l’essai est concluant car il introduit dedans les codes du roman purement horrifique. Le fantastique n’est pas très loin, il flirte même avec lui en introduisant de l’ésotérique, voir du mystique.

Un style « entre deux » qui comblera les amateurs de fantastique, comme ceux de thriller.

4ème de couverture :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures.

Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur.

Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle.

Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas.

Commence alors une traque qui brouillera  les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.

Sire Cédric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

 

L’auteur :

Né en 1974, le Toulousain Sire Cédric occupe depuis plusieurs années une place de choix sur la scène du thriller français.

Il est l’auteur de huit romans et de deux recueils de nouvelles, aux frontières du polar et du roman fantastique.

Il a reçu le prix Masterton pour son roman L’enfant des cimetières et le prestigieux prix Polar du festival de Cognac pour son thriller De fièvre et de sang.

Ses livres sont traduits en plusieurs langues.

 

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (9 mars 2017)
  • Collection : Sang d'encre
  • ISBN-13: 978-2258115699

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05 mars 2017

Rouge Eden de Pierre J. B. Benichou

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L’histoire :

En fait, ce roman est constitué de deux histoires qui s’alternent à chaque changement de chapitre.

1991, Will Brady est dans le couloir de la mort, attendant l’exécution de sa sentence. Un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Will va lui raconter son histoire, depuis le début. Enfance malheureuse, premières pulsion et une obsession qui ne le lâchera qu’à son arrestation.

Début des années 30, à Moscou commence la traque des opposants au régime de Staline. Intellectuels, juifs, délinquants en tous genres, tous sont traqués. Timofey est professeur de physique. Alors qu’il doit se rendre à une convention et y rencontrer d’autres scientifiques, son passeport lui est dérobé. Arrêté par la police russe, il est déporté vers la Sibérie. Dans le train qui l’emmène il rencontrera un rabbi avec qui il échangera sur la science et sur la foi. Sa femme Natalia n’aura de cesse de le retrouver.

 

Mon avis :

Deux histoires totalement différentes, sans aucun lien apparent. Deux histoires que j’ai trouvées aussi passionnantes l’une que l’autre, chacune dans leur style.

Celle de Will, tout d’abord. Tueur en série, Will raconte en détail ses crimes. Certains passages sont très violents. Comment il choisit ses victimes, comment il les assassine. Ici on pourra retrouver la trame classique des docu-fictions sur n’importe quel tueur en série ou psychopathe. Sauf que Will n’est pas n’importe quel tueur en série. Cette partie est basée sur une histoire vraie. Cela l’a rendue encore plus passionnante.

L’histoire de Timofey, elle, est une mine d’informations sur cette période très sombre de la Russie. Les goulags, les trains de déportés qui partaient décharger des milliers de malheureux en Sibérie. Les brimades, les morts, la peur…

Là aussi, certains passages sont durs et touchants aussi.

L’auteur passe d’un style à l’autre avec brio, et dans le verbe, et dans le style, qui s’adaptent à chaque fois aux personnages et à l’époque : les années 30 pour Timofey et les années 60/70 pour Will.

On retrouvera un peu l’idée et la construction de Block 46 de Johana Gustawsson et ceux qui ont aimé ce superbe roman aimeront tout autant Rouge Eden.

Quant à ce qui relie les deux histoires, ne comptez pas sur moi pour vous le révéler.

 

4ème de couverture :

3 janvier 1991. Quartier de haute sécurité d'un pénitencier de Floride.
Condamné à la peine capitale, Will Birdy a passé quinze ans de sa vie en prison. Coupable de plus de cent crimes atroces contre des jeunes femmes, le tueur n'a plus qu'une peur : que l'enfer soit sa prochaine destination. Il lui reste une nuit en compagnie d'un prêtre pour exorciser les forces qui le dominent, expier, et comprendre qui il était vraiment. À l'aube, à moins d'une grâce de dernière minute, il sera exécuté sur la chaise électrique.
Des années plus tôt, à des milliers de kilomètres de là, un physicien soviétique est condamné par erreur, humilié, torturé et envoyé au goulag dans les pires conditions, sans savoir ce qu'il est advenu de sa famille. À bord du train qui l'entraîne dans les ténèbres de l'injustice et de l'oubli, cet expert en physique quantique, respecté par les plus grands scientifiques de son époque, s'ouvre à d'étranges secrets grâce à sa rencontre avec un vieux kabbaliste sur le point de rendre son dernier souffle.
Deux destins que rien ne semble lier, se croisent à contre courant dans les couloirs du temps... L'un, victime et l'autre, bourreau, ils finiront par entrevoir que l'enfer est sur terre et que chacun est son propre démon.

 

L’auteur :

Pierre J. B. Benichou a été critique et producteur de cinéma, éditeur de presse et romancier sous divers pseudonymes. Après deux années passées à Los Angeles puis quatre à New York, il vit à Tel-Aviv, où il se consacre désormais entièrement à l'écriture. Après La Tentation Barbare (Kero, 2014), Rouge Éden est son deuxième roman publié sous son vrai nom. 

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Belfond (2 février 2017)
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-2714474759

voici le trailer pour vous donner envie si je ne vous ai pas convaincu(e)s

 

et pour en lire un extrait :

 

 

 

Posté par laulo31700 à 20:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]